mercredi 15 février 2012

Ecole Charles Péguy - Jour 3 : l'image entre fixité et mouvement

Grâce à des miroirs courbes, coniques ou cylindriques, nous découvrons le principe des anamorphoses. Une image déformée sur papier reprend ses dimensions normales quand elle est réfléchie dans le miroir. Et si on se déplace autour du miroir, l'image "bouge"...


Ce qui nous permet d'aborder les deux thèmes du jour :
- l'image fixe photographique, issue de prises de vue au sténopé
- l'image en mouvement de jeux optiques à fabriquer

Direction le labo photo, pour manipuler du papier photosensible, réfléchir au temps d'exposition nécessaire, et effectuer le tirage (révélateur, bain d'arrêt, fixateur). Après quelques tentatives, on obtient un résultat satisfaisant. 
Les trois bacs du tirage photo
Quelques exemples :








Ce sont des négatifs ! Droite et gauche, haut et bas, clair et sombre sont inversés. Une technique simple permet de passer au positif, exemples :








Vers l'invention du cinéma, on rencontre quelques jeux optiques qui donnent l'illusion du mouvement et utilisent le principe de la persistance rétinienne.

D'abord le thaumatrope ("prodige tournant") inventé en 1826 par le Dr Paris.



Mais on ne peut faire se succéder que 2 images. Alors, Joseph Plateau qui a eu la drôle idée d'observer le Soleil à l’œil nu (et ainsi devenir aveugle) a pu bien comprendre la persistance rétinienne. Et il en a inventé le phénakistiscope ("observation trompeuse") en 1831.
Balle bondissante pour Paul
Balle changeant de couleur de Léane
Sacrée scène chez Hacim
Mais une seule personne peut voir ce petit film réfléchi dans un miroir à travers les fentes... Nous verrons demain de nouvelles améliorations !

Et puis, il parait qu'en regardant un mouvement, réel lui, à travers ces fentes qui tournent, ce mouvement est décomposé... Étonnant, non ?

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